Le voile épais entourant les circonstances de l’enlèvement des trois espagnols en Mauritanie en novembre 2009 commence à se lever peu à peu depuis la libération de Pascual et Vilalta, faisant émerger un scénario assez éloigné des schémas qui ont été véhiculés par les médias jusque là. En effet, les deux otages qui étaient jusqu’à il ya peu entre les mains de l’émir d’Al Quaïda au Maghreb Islamique (AQMI) Mokhtar Belmokhtar,
Sahel Intelligence : ANTI TERRORISME
Otages espagnols : l’hypothèse du troisième homme
Sahel : Les deux Espagnols libérés, mais à quel prix ?
Le groupe armé de Mokhtar Ben Mokhtar, un des émirs algériens de la nébuleuse terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a libéré dimanche les deux humanitaires espagnols Roque Pascual et Albert Vilalta, enlevés le 29 novembre en Mauritanie et détenus au nord du Mali. Reste à savoir à quel prix cette relaxe a été obtenue, sachant que les Espagnols ont réussi là où les Français ont échoué à libérer Michel Germaneau, qui aurait été exécuté par ses ravisseurs le 24 juillet dernier.
Les éleveurs maliens enlevés lors du raid franco-mauritanien libérés
Le commando franco-mauritanien qui avait échoué à libérer l'otage français Michel Germaneau lors de son raid au nord du Mali, fait à nouveau parler de lui.
Sahel-Otage : la coopération régionale dans la lutte antiterroriste, une coquille vide ?
La triste fin de l’humanitaire français Michel Germaneau, assassiné par des terroristes d’al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), et le raid franco-mauritanien contre un camp de ce réseau dans une vaine tentative pour le libérer, ont confirmé la gravité des menaces qui pèsent sur la sécurité dans la région. Outre le fait que la zone sahélo-saharienne soit devenue un véritable sanctuaire pour les groupes terroristes, cet épisode a aussi révélé que la coopération régionale dans la lutte antiterroriste, instituée par les accords de sécurité parrainés par Alger en avril dernier, n’était qu’une coquille vide. Le repli de l’AQMI dans les zones désertiques du Sahara et du Sahel après avoir sévi pendant plusieurs années en Algérie, n’a fait que donner un nouveau souffle au groupe salafiste.
Procès terroristes en Mauritanie : Le Front Polisario mis à l’index par la cour criminelle de Nouakchott
C’est un véritable coup de théâtre qui a ébranlé les allées de la cour criminelle de Nouakchott hier, alors que se déroulaiennt les audiences relatives au rapt d’humanitaires espagnols par Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) le 29 novembre 2009. En effet, alors que les liens entre le commanditaire présumé des enlèvements, Omar Ould Hamma alias « Omar Sahraoui », et le mouvement Front Polisario, étaient connus (voir Sahel Intelligence article X), l’un des autres accusés, Mohamed Salem Ould Ehmouda, serait quant à lui un « militaire sahraoui du Front Polisario » selon ses propres aveux. Ould Ehmouda a ainsi affirmé à la cour criminelle qu’il aurait été enlevé par des membres des services de sécurité mauritaniens « déguisés en civil », alors qu’il profitait d’une permission accordée par sa hiérarchie militaire.
Le spectre d’une tempête terroriste plane sur le Maghreb
L’Afrique du nord est très malade. Dans ce cas précis un diagnostic s’impose et en toute urgence. En effet, son corps est très touché et nécessite un traitement pas comme les autres à défaut la rechute sera inéluctable. Cette maladie peut provoquer de plus en plus des préjudices et des dégâts considérables s’il n’y a pas une vraie volonté de la contenir et juguler son expansion. Lorsqu’on s’intéresse à un phénomène, la première chose à faire est d’élucider ce qui l’engendre et l’incite à s’amplifier. Le terrorisme, ce cancer qui touche le Maghreb, peut contaminer par dissémination des pays éloignés. Cependant, les voies de propagation et les localisations des métastases dépendent de la nature et de l’origine du foyer de la cellule cancéreuse.
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