Le 04 / 02 / 2012

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Sahel Intelligence : ANTI TERRORISME

Sahel : jonction opérée entre Aqmi et Boko Haram ?

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La contagion d’Aqmi est-elle en train de faire tache d’huile dans toute la région ? Les attaques du mouvement armé Boko Haram au Nigeria semblent accréditer ce qui n’était qu’une hypothèse il y a encore peu de temps.

Le Sahel compte les dégâts du conflit Libyen

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Le conflit qui a déchiré la Libye pendant des mois et s’est terminé par la fin du régime de Kadhafi, a aggravé la situation sécuritaire dans la zone du Sahel, déjà confrontée à l’activisme d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et à la multiplication des réseaux de trafic en tous genres. Une bonne partie de ces problèmes est liée au retour dans leur pays de milliers de jeunes. Le problème ne se pose toutefois pas avec les travailleurs migrants ou les personnes qui étaient régulièrement installées en Libye. L’inquiétude est suscitée plutôt par les jeunes qui ont participé aux combats. La présence d’armes en grand nombre issues des arsenaux de Kadhafi, accroît les craintes de résurgence des mouvements de dissidence et de confrontation avec les forces régulières dans les pays de la région. Le problème se pose pour le Mali et le Niger, mais aussi pour le Polisario, dont de nombreux éléments ont combattu aux côtés de Kadhafi.

Sahel : le Polisario rattrapé par ses connexions avec Aqmi et les réseaux de trafics

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Le Polisario n’arrive pas à se démêler de ses connexions avec Aqmi et les réseaux de trafiquants du Sahel. Malgré les démentis, le front qui lutte contre le Maroc pour l’indépendance de la région du Sahara Occidental, vient d’être rattrapé par l’actualité. Cette fois, ce sont des éléments du Polisario qui ont tué un homme et enlevé trois autres dans le nord du Mali, non loin de la frontière avec l’Algérie, dans ce qui a l’air d’être une vendetta entre trafiquants. Le Polisario a avancé le prétexte de la poursuite de « complices » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Mais il s’agit en réalité d’un « règlement de comptes entre trafiquants », selon Mohamed Ould Taher, un élu local du nord du Mali. Le neveu de ce dernier est l’une des trois personnes enlevées par les éléments armés du Polisario. Mohamed Ould Taher affirme que son neveu n’a rien à voir avec cette affaire.

Exclusif : enlèvement de Tindouf, le billard à trois bandes DRS-AQMI-DGSE

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Au lendemain de l’enlèvement de trois humanitaires européens dans le camp de Rabouni à Tindouf, le Polisario et l’Algérie ont été prompts à accuser Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), réfutant toute implication dans ce rapt, malgré les accusation portées notamment par le Maroc, adversaire traditionnel du Polisario. Deux mois plus tard, l’arrestation de deux suspects sahraouis, ce lundi 5 décembre à Nouadhibou au nord-ouest de la Mauritanie, vient confirmer la thèse selon laquelle l’enlèvement le 23 octobre dernier des deux ressortissants espagnols et d’une Italienne serait bel et bien l’œuvre de sahraouis actifs au sein du Polisario. En effet, suite à une dépêche de l’agence française AFP, et selon des sources sécuritaires actives dans la région, auxquelles « Sahel Intelligence » a pu avoir accès, les deux présumés ravisseurs sahraouis seraient les dénommés Maminna Alaaguir Ahmed Baba et Aghdafna Ould Hamoudy Ould Ahmed Baba, âgés respectivement de 29 et 32 ans. Selon des sources sécuritaires, Mammina -qui a étudié en Algérie et en Libye-a été appréhendé avec son acolyte dans une chambre d’hôtel au centre-ville de Nouadhibou qu’ils occupaient depuis une dizaine de jours.

Mali- otages : les derniers rapts signent l’échec de la stratégie d’Alger au Sahel

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D’après des sources bien informées à Alger, les généraux algériens ont été affolés par la vague d’enlèvements d’occidentaux dans le Sahel. Les dernières prises d’otages au Mali ont en effet fini par jeter le discrédit sur l’état-major anti-terroriste porté à bout de bras par l’Algérie, avec la participation du Mali, de la Mauritanie et du Niger. Ces quatre pays sont le foyer des opérations menées par les groupes d’Al-Qaida au Maghreb islamique et de leurs relais dans la zone sahélo-saharienne. Pour lutter contre les katiba jihadistes d’Aqmi, Alger avait monté en 2010 un commandement opérationnel à Tamanrasset, dans l’extrême sud de l'Algérie. L’objectif de cet état-major, adossé à une structure de renseignement basée à Alger, est de coordonner l’action des armées des quatre pays voisins.

L'Algérie est-elle devenue un facteur d'insécurité dans le Sahel ?

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L’enlèvement de deux travailleurs humanitaires espagnols et de leur collègue italienne le 23 octobre, dans un camp contrôlé par le Polisario en plein territoire algérien, inquiète les spécialiste sur la transformation progressive de l’Algérie en un véritable foyer d'insécurité dans la zone sahélo-saharienne. Le rapt pose aussi la question du véritable rôle que joue le pouvoir algérien dans la région du Sahel et dans la lutte contre le terrorisme. La nébuleuse Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), ex-Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC), est née en Algérie. Et c'est à partir de l'Algérie que la nébuleuse terroriste a tissé sa toile sur toute une zone de non droit de la bande sahélo-saharienne. Les différents enlèvements d'occidentaux en Mauritanie, au Mali ou au Niger sont l’œuvre d’Algériens ou d'éléments du Polisario, un mouvement qui dispute au Maroc, à partir du territoire algérien, la région du Sahara Occidental. Face à tous ces kidnappings, et malgré tous les moyens et tout l'arsenal dont elles disposent, les autorités algériennes ont observé une passivité étonnante, voire suspecte.

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