
Le coup de gueule des autorités maliennes contre le Polisario n’a pas surpris beaucoup de monde, et en particulier les spécialistes Occidentaux qui scrutent ce qui se passe au Sahel.
L’exaspération de Bamako contre le Polisario est l’aboutissement de plusieurs mois d’agitation, dans le nord malien, de dizaines de combattants du Front anti-marocain qui lutte, avec le soutien de l’Algérie, pour l’indépendance de la région du Sahara Occidental. La dernière incursion du Polisario au Mali, qui a fait un mort et plusieurs personnes enlevées, a été l’infiltration de trop. Il n’en fallait pas plus pour que Bamako, qui a déjà retiré il y a deux ans sa reconnaissance de la RASD, la république autoproclamée par le Polisario, décide de mettre fin à ce qu’il considère comme des opérations de rodéo sur son territoire.



Alors que le paysage du narcotrafic au sud du Sahel est en pleine reconfiguration suite à la crise ivoirienne et aux troubles récents dans les pays de la sous-région, un dossier plus ancien refait surface avec l’ouverture du procès
C’est dans la plus grande discrétion qu’une équipe d’enquêteurs américains, composée d’agents de la Drug Enforcement Administration (D.E.A agence fédérale chargée de la lutte contre le trafic de drogue) et de la Central Intelligence Agency (C.I.A en charges du renseignement extérieur) est arrivée à Nouakchott ce Week-end afin d’apporter son concours aux services mauritaniens dans une enquête qui s’avère d’ores et déjà complexe, celle relative au réseau de narcotrafiquants « composé à 90% d’éléments issus des camps du Polisario » selon une source sécuritaire nigérienne citée par l’Agence France Presse.
Selon l’AFP, les forces de sécurité maliennes ont procédé à l’arrestation de six trafiquants de drogue internationaux qui sont «
Un incendie a entièrement ravagé dimanche 20 juin 2010 le domicile du directeur national mauritanien du bureau de lutte contre le trafic de drogue, le commissaire Mohamed Ould Negib, situé à Tevragh Zeina, sur la route de Nouadhibou. Les officiels du pays craignent la probabilité d’un acte d’origine criminelle qui aurait été commis par des narcotrafiquants.
Si l’annonce le 10 avril dernier de la création d’un Conseil sud-américain de lutte contre le narcotrafic -regroupant la plupart des gouvernements d’Amérique latine-est considérée par la plupart des experts dans le narcotrafic comme une mesure désormais indispensable,cette dernière pourrait néanmoins être considérée très vite comme une mesure insuffisante.